06 décembre 2009

Beignets de tomates vertes de Fannie Flagg

Il est venu le temps pour moi de vous parler de ce fameux livre dont on a fait grandbruit et qui a donBeignets_de_tomates_vertesné lieu au film du même nom. D'entrée, je peux dire que j'ai été emportée par la plumede Fannie Flagg. On ne peut pas la qualifier de grand écrivain au sens littéraire du terme mais son con oeuvre vaut le coup d'être abordée.

Beaucoup ont fait des résumés avant moi alors au risque de faire des redites je vais tenter de dégager l'essentiel de ce qui a retenu mon intérêt. Ce livre dresse des parallèles entre le début de 1929, et la crise qui jalonna cette année-là et les années 80 où une femme mal dans sa peau vient rendre visite à sa belle-mère, internée en maison de retraite. L'histoire se met en place : Evelyn, la visiteuse est en fait la narratrice de notre roman qui se prend d'amitié pour une autre pensionnaire âgée pétrie de souvenirs.
Et dans les souvenirs il y a un lieu caractéristique : Whistle stop, dans l'Alabama, lieu où se concentrent Blancs et Noirs sans distinction de couleurs. Il y a le petit restaurant tenu par Ruth et Idg
ie avec la compagnie de Sipsey, d'Onzell et de toute une flopée de personnages contrastés.
On file au gré des souvenirs et des épisodes qui ont remué la charmante bourgade jusqu'à la fin des années 50 en s'intéressant aux gens qui l'ont faire vivre et lui ont donné une âme.

Quel beau moment ! Un réel plaisir que de se pencher sur cette lecture ! J'ai apprécie le fil chronologique non linéaire avec le constant parallèle entre la maison de retraite, lieu si paisible, et Whistle Stop où j'avais l'impression de pénétrer dans l'animation des cuisines, des plats concoctés avec soin. Rien n'échappait à la description : les bavardages et autres errances solitaires, les liens sacrés de la famille qui se renforcent au fur et à mesure de l'action.
Rien n'a dénoté à ce portrait d'une ville comme en marge de l'Amérique balayée par le racisme envers les Noirs, d'une ville où le Ku Klux Klan n'est pas une menace. Où la vie peut continuer car la confiance en autrui est la plus forte !

Beignets de tomates vertes - Fannie Flagg ; traduction de Philippe Rouard (J'ai lu, 2003, 475 p.)

Posté par Mélopée à 19:49 - Littérature américaine - Commentaires [0] - Permalien [#]
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