12 octobre 2010

Princesse Sara (T.1) d'Audrey Alwett et Nora Moretti

Autant le dire d'emblée, je ne pouvais passer à côté de l'adaptation en BD du roman de Frances Hodgson Burnett, Petite princesse. Bon autant l'avouer, moi c'est le dessin animé Princesse Sarah qui m'avait tapé dans l'œil et qui est restée pour moi une référence depuis ma plus tendre enfance.

 

couv_princess_sarah_bd_news

 

Sara est une jeune fille qui a grandi aux Indes avec son père, le capitaine Crewe. Sa mère, française, est décédée et c'est donc dans un parfait petit cocon qu'elle a vécu jusque là, dans le faste et les richesses. La BD commence sur la décision du père de placer Sara dans une institution anglaise pour parfaire son éducation. C'est dans le pensionnat très strict de Miss Minchin que la jeune fille va passer ses prochaines années.
Et c'est un déploiement de toutes les merveilles de ce monde qui accompagne l'arrivée de la fillette. Dotée d'un très beau trousseau, d'une chambre à la hauteur de son rang social, elle attise les jalousies. Mais Sara reste très humble vis-à-vis de ses camarades, ne se vantant pas de sa "supériorité". C'est Émilie, la poupée qu'ils ont acheté avec son père, qui retient son attention, qui devient sa confidente. Dans le sillon de Sara il y a la méchante Lavinia, envieuse de s'être fait voler la vedette, il y aussi la potelée Ermengarde et la petite Lottie, orpheline de mère également.

Une notion à souligner pour tous les adeptes du dessin animé (je ne dois pas être la seule) : une partie de l'histoire à été revisitée au profit d'une version "steam punk". Ne me demandez pas de quoi il s'agit car je suis assez nulle dans ces différents genres de la science-fiction ! D'après l'histoire, j'en conclus qu'on a voulu une sorte de modernisme qui confère une aura magique à l'action. En effet, quelques personnages sont en fait des automates, appelés des "live dolls". Je pense à Amélia (rappelez-vous, c'est la bienveillante demoiselle qui seconde Miss Minchin), à Mariette (la femme de chambre de Sara) qui peuvent se détraquer et donc on remonte le mécanisme comme sur des poupées. On apprend d'ailleurs que c'est le capitaine Crewe qui est à l'origine de la fabrication de ces automates d'où sa considérable fortune.

Maintenant place aux bémols même si je pense qu'on peut passer outre. Je pense notamment aux dessins de la BD qui m'ont quelque part un peu dérangé. J'aurais souhaité des personnages plus fidèles à la réalité car les visages de ceux-ci me paraissaient plus correspondre à ceux des Totally Spies qu'à ceux de la Princesse Sarah que j'avais adoré à l'écran. Il n'y a qu'à voir les grands yeux ou les cheveux violets de la petite Sara de la BD...
Mais j'imagine que c'est un choix ! C'est vrai que jusqu'au bout la physionomie des personnages m'aura "choqué".
Mais il n'en demeure pas moins que j'ai suivi ce premier tome avec plaisir, que j'ai même enchaîné sur le deuxième tome dont je vais vous parler tout prochainement.

Princesse Sarah : 1) Pour une mine de diamants - Audrey Alwett (scénario) et Nora Moretti (dessins)
(Éditions Soleil, 2009, 48 p., Collection Blackberry)

Posté par Mélopée à 15:20 - BD, mangas - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Commentaires

  • Moi je vais la mettre dans ma wishlist ! J'ai trop envie !

    Posté par clair de jour, 06 novembre 2010 à 22:40
  • @ Clair de jour : Je crois qu'il parle à toutes les filles en mal de paillettes qui sommeillent en nous

    Posté par Mélopée, 13 novembre 2010 à 00:32

Poster un commentaire