31 décembre 2010

Swap Anniversaire : c'est l'heure !

Hello amis blogueurs,

A l'heure où vous lirez ce billet aujourd'hui, je serai sans doute bien loin de mon poste. Je m'empresse donc de concocter un petit compte-rendu des paquets reçus dans le cadre du swap anniversaire d'Hérisson. Car... aujourd'hui c'est mon anniversaire et tout le monde peut en profiter !

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Déballage des paquets et enveloppes seront l'arrivage :

Edelwe qui s'y était prise très en avance a su toucher la moutonophile que je suis en me concoctant une carte moutonesque comme je les aime. Merci pour le Zweig que j'essaierai, pour le joli carnet et pour les petits pères Noël en chocolat !

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Merci à Esmeraldae pour cet adorable mouton en peluche plus celui fait main avec des morceaux de laine (j'ai adoré). Super cette déco de réveillon et cette guirlande de Noël (à moins que je fasse fausse route) ! Là aussi la fan de moutons est comblée ! Quant au livre c'est un sans faute puisque je souhaitais poursuivre ma lecture d'Irving avec ce roman ultra connu.

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Merci à Tiphanie pour le sachet de pop-corn (que je garde précieusement) et pour les chocolats (qui sont à l'heure actuelle bien entamés). Superbe la carte avec tous les moutons ! Quant au livre, c'est ma faute mais je me suis rendue compte au déballage que je l'avais déjà. Mais bref c'était dans ma LAL, donc pas de problème  wink

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Merci à Emeralda pour ce paquet tout frais venu des montagnes ! Un mouton trop mignon, un carnet chaton, une carte loup (y avait de la bestiole dedans 45702083). Deux livres qui sont à découvrir car je n'ai jamais rien lu de ces deux auteurs : Alphonse Daudet et Irène Némirovsky. Enfin des délices des sommets qui promettent de belles perspectives !

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Merci à Latite pour ce livre qui était dans ma LAL (84, Charing Cross). Merci aussi pour le petit livre de crêpes que ma petite sœur s'est empressée de regarder. Quel joli marque-page ! Quant au chocolat, il ne fera pas long feu...

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Un anniversaire qui commence en beauté. Les paquets qui arriveront aujourd'hui et les jours suivants feront l'objet d'un prochain compte-rendu (puisque je serai absente jusqu'au 2 janvier). En tout cas, merci à toutes !

Une vraie équipe solidaire qui a déjà fait un long chemin d'anniversaire en anniversaire ! 46612967

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23 décembre 2010

Radio des blogueurs (session Noël)

On reste dans la dominante musicale en cette période de Noël car c'est dans l'air de temps de fredonner des chants pleins de magie et qui font rêver. Leiloona nous propose donc une version playlist de Noël pour cette radio des blogueurs de fin d'année. Pour ma part, la seule qui sait toucher mon cœur c'est Fairytale of New York des Pogues (feat. Kirsty MacColl). Il y a beaucoup de versions mais moi c'est celle-là qui me fait vibrer.
Elle a beau dater, pour moi c'est comme une téléportation en plein New York dans le froid glacial de l'hiver.

Un bonheur ! Vivement le 24 et bonnes fêtes de fin d'année à tous ! 46086923

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17 décembre 2010

Radio des blogueurs

Comme une envie de vous faire partager les chansons qui me font vibrer en ce moment. C'est loin d'être anodin car je souhaiterais apporter ma petite contribution à la radio des blogueurs, proposée par Leiloona  dont je trouve le principe formidable : mettre en commun tous les coups de cœur musicaux des blogueurs.

Découvrez la playlist Radio des blogueurs avec Mes Aïeux

Bon après de nombreux ratés pour l'affichage du widget, ça a l'air de marcher ! Mais je demande bien pourquoi seulement 25 secondes sont disponibles pour Aldebert ! Non mais 35281943_p !

Et une chanson que je n'arrive pas à faire lire à mon lecteur Deezer mais qui est mon coup de cœur du moment !

 

Trois styles très différents quoique tous très entrainants :

- Dégénérations de Mes Aïeux

- Pour louper l'école d'Aldebert et chanté par tout un collectif d'artistes

- La déclaration de Debout sur le zinc

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15 décembre 2010

Une femme simple et honnête de Robert Goolrick

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Je dois l'avouer d'entrée de jeu, j'ai opté pour ce livre car j'ai complètement flashé sur la couverture. Pour le reste, je m'en suis donc remise à l'histoire comme on avance dans le brouillard. Autant vous le dire, j'ai lu par petites bouchées ce livre car j'ai eu un mal fou à entrer dedans. C'est dur à décrire mais moi qui plonge toujours à corps perdu dès les premières pages, là je suis restée de glace un bon moment. C'est d'ailleurs un livre que j'ai lu, posé, repris, reposé avec malgré tout un certain agacement dû à cette flemme d'avancer car je voulais avoir la preuve que ce livre valait le détour.

L'incipit est d'ores et déjà une plongée dans le vif du sujet puisqu'on découvre un personnage : Ralph Truitt, un veuf célibataire d'une cinquantaine d'années. On est dans le Wisconsin à l'automne 1907 et il fait très froid. Notre homme attend un train, celui qui lui amène Catherine Land, une femme célibataire qui a répondu à son annonce passée dans un journal de Chicago. C'est une affaire matrimoniale qui est donc censée les réunir.
Catherine arrive et c'est une dame simple, sans prétention, bonne à marier. Ralph est sous le charme car elle incarne parfaitement l'épouse qu'il recherchait. Et si Catherine avait des intentions malveillantes vis-à-vis de cet homme riche et esseulé?
Peu à peu des secrets de famille sont dévoilés et les personnalités de l'un et de l'autre sont mises en lumière. Ralph est un homme torturé, culpabilisé par son passé. Quant à Catherine qui avait déjà triché dans sa lettre (elle avait envoyé la photo d'une amie), elle se révèle troublante, changeante voire fuyante. Pourquoi est-elle venue si cet homme ne l'attirait pas? Pourquoi demeure-t-elle auprès de lui, feignant le jeu de l'amour?
Tant de questions se bousculent et la lecture reste tortueuse. On avance pas à pas bien décidé à lever les mystères mais parfois l'ennui s'insinue et on a l'impression de faire du surplace.

L'histoire s'accélère dans les cent dernières pages avec un revirement de situation. Catherine devient quelqu'un d'humble, de dévoué et on a de l'empathie pour cette femme pleine de patience. Avant cela ce personnage était une anti-héroïne parfaite, celle qui se trouvait là parce que son flair l'avait menée dans les parages.
Ralph Truitt quant à lui reste tout au long de la narration un brave homme, constant dans ses sentiments, plein de bonne foi et dont la compagnie est agréable. Pourtant les premières pages qui content les médisances, que la population rapporte à son sujet, nous laissaient entrevoir un parfait goujat asocial dont on se moque sitôt le dos tourné. Dans le huis-clos de sa demeure il s'ouvre, entretient une relation privilégiée avec son couple de domestiques (les Larsen), fait des projets, sait recevoir.
C'est ça qui est fascinant : le revirement total des personnages qui s'apprivoisent, se testent et se démasquent. On entre pleinement dans une relation de couple qui n'est pas ordinaire, dans une relation où les jeux sont faussés au départ mais dont la vérité peut être salvatrice pour le bien de tous.

J'ai eu une drôle d'impression en fermant ce livre. J'ai apprécié la peinture des sentiments qui émergent peu à peu, j'ai moins aimé le style qui m'a plus d'une fois paru hésitant, le rythme étant dur à tenir. Il n'est absolument pas question de lacunes dans le roman car Goolrick est un bon écrivain. Ce qui m'a manqué c'est un espèce de regain d'intérêt ravivé sans cesse. Car je me suis attaquée à l'ouvrage, je me suis comme qui dirait laissé endormir par la narration. Difficile à décrire mais j'ai dû me "forcer" pour persévérer dans la lecture et pourtant le tour des événements auraient dû me suspendre au récit.
Bilan mitigé... il faudrait que quelqu'un d'autre s'y attelle pour me donner son sentiment. Mais s'il a été n°1 des bestsellers du New York Times c'est qu'il doit bien y avoir des raisons. Peut-être suis-je passée à côté...

Manu a un avis assez similaire au mien, Sophie elle s'est laissée envoûter tout comme Lili Galipette, Restling elle aussi a apprécié sa lecture.

Une femme simple et honnête - Robert Goolrick (Éditions Anne Carrière, 2009, 413 p.)

Posté par Mélopée à 22:39 - Littérature américaine - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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13 décembre 2010

Home for Christmas de Bent Hamer

Comment ça je délaisse les livres pour vous parler de plus en plus de cinéma? Loin de moi l'idée de mettre les livres au grenier mais l'envie étant plus grande, en ce moment, de me réfugier dans des salles obscures, j'y fais là-bas de belles découvertes.


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Une fois n'est pas coutume, je vais évoquer un joli petit film émouvant et qui, de prime abord, ne payait pas de mine. En cette période de Noël, je suis une grande amatrice de ces films bien marqués de cette magie-là, de cette nostalgie de l'enfance. Et c'est un film norvégien que j'ai pu voir cet après-midi dans une ambiance pour le moins glacée (chauffage en panne dans la salle où j'allais) mais de circonstance, me direz-vous.

Déjà je voudrais évoquer cette affiche qui m'a interpellé car là-dessus on sent toute la féérie de Noël. Je m'imaginais donc un film venu du grand Nord et porteur de mille lumières. En ce qui concerne les lumières, disons que l'ambiance est plutôt tamisée et que les bougies éclairent les moments minimalistes teintés de gaieté mais aussi les ombres qui peuvent hanter certains, même un 24 décembre.
Le film alterne entre différentes séquences donnant la parole à toute une flopée de personnages : le SDF qui tente de regagner sa ville natale, deux jeunes camarades d'école qui contemplent les étoiles sur le toit d'une maison, un couple d'immigrés dont la femme est sur le point d'accoucher, une femme délaissée par son amant...
Dans tous ces points de vue il y a quelque part un moment unique, un instant d'exception qui vous sort de votre vie ordinaire. On a bien l'impression qu'à Noël tout est possible : que des désirs les plus fous aux moments les plus tristes, tout peut basculer en un souffle.

C'est un film très beau et qui aborde de nombreux sujets : l'immigration, l'adultère, le retour aux sources. On est transporté dans toutes ces histoires qui défilent et s'entrecroisent, bouleversé par moment par la dureté de la vie, par le renoncement et le renouveau.
Voilà un film à recommander car il bouscule les idéaux, arrive à un moment propice pour s'interroger sur soi et surtout sur les autres. Et il y a quelques scènes cultes qui vous apprennent même des choses improbables (mais qui existent bel et bien) comme l'importation de sapins danois pour la Norvège. La Norvège est un pays recouvert de forêts et pourtant la politique nationale, qui souhaite préserver cet environnement naturel, va chercher ailleurs ses sapins qui ne lui manquent pourtant pas. Loufoque !

Un très, très agréable moment !

Home for Christmas - Bent Hamer
Film norvégien sorti le 8 décembre

Posté par Mélopée à 22:50 - Cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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06 décembre 2010

Le petit livre des gros câlins de Kathleen Keating

Qu'il est bon avec un temps pareil de se plonger dans un petit livre si doux et attendrissant !


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L'auteur, psychologue de la communication au sein des familles et entreprises, est là pour nous rappeler les bienfaits de ces petits gestes qui peuvent nous paraître insipides, j'ai nommé les câlins.
Les scientifiques sont d'accord : les câlins agissent miraculeusement sur notre bien-être physique et notre équilibre affectif. Ils rendent heureux, sèchent les larmes, donnent confiance en soi, apaisent les tensions, évitent les insomnies, ralentissent le vieillissement, facilitent les régimes...
Un vrai remède anti-crise, anti-stress, anti-morosité que ces câlins qui ne nécessitent qu'un peu de temps et une paire de bras ouverte à l'autre. C'est vrai qu'on a tôt fait d'oublier qu'une manifestation de tendresse peut jouer pour beaucoup sur l'estime, l'affection que l'on montre et le soutien que l'on témoigne.
A travers de petits textes tout simples (dans le bon sens du terme) et des illustrations, là aussi sommaires, on en vient à s'attarder sur les bons vieux câlins qui ont fait toutes leurs preuves : le câlin inter-générationnel, le câlin entre amis, le câlin entre amoureux...
On sourit à imaginer les situations, à se prendre à rêver d'un câlin surprise, d'une interaction sur le vif et sans préméditation. Certains passages m'ont fait sourire car on s'y retrouve tous dans ces câlins à tout va, dans ces subits moments d'échange avec l'autre.

Je remercie mon amoureux pour ce petit cadeau qui a fait un bien fou à mon cœur. Car oui en plus de les faire, les câlins ça se dit, ça se décrit, ça s'épilogue et ça peut même se retourner contre vous  Wink . Cessons de garder nos réserves et prescrivons à tous les stressés, à tous les malades de cette fin d'année un bon câlin réconfortant qui vous redonnera santé et quiétude.
Quant à moi, à force de regarder les illustrations, de tergiverser autour des paragraphes, mon imagination a pris le pas et je me sens bien capable d'inventer encore de nouveaux câlins pour mes proches, des plus surprenants aux plus audacieux. Vivement Noël et vive la famille !


Le petit livre des gros câlins - Kathleen Keating (Editions Points, 2007, 87 p.)

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04 décembre 2010

Alamar de Pedro Gonzalez-Rubio

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Un bien joli film que cette petite pépite venue tout droit du Mexique. Court certes, car en 1h10 c'est bouclé et on est de nouveau dehors, mais je ne vous cache pas que les séquences filmées sont loin d'être bâclées. Il a d'ailleurs obtenu le Prix du Jury du festival de Miami.

Venons-en à l'histoire : Jorge est mexicain, Roberta est quant à elle italienne. Une idylle se noue et de cette union nait Natan. Mais sitôt l'enfant là, les parents se rendent compte du fossé qui les sépare puisque Jorge habite Banco Chinchorro, en plein Golfe du Mexique et la mère est une pure occidentale bien rattachée à la civilisation. Ils se séparent et Natan suit sa mère.
Le film débute lorsque le père vient récupérer son fils le temps de quelques vacances pour qu'il connaisse ses racines à lui. Natan se trouve donc isolé, avec ce père un peu sauvage et tous les hommes de là-bas qui vivent de la pêche.
Une véritable découverte et c'est dans un décor pour le moins splendide que des relations se construisent : l'apprentissage de l'espagnol, la vie sur pilotis, la pêche mais aussi l'environnement constitué de hérons, de crocodiles et d'autres animaux tropicaux.

Le film prend une certaine ampleur dans la simplicité du scénario. On est d'ailleurs très proche du documentaire et cela se comprend volontiers car le réalisateur signe là son premier film de fiction après un film documentaire. On sent donc qu'il y a beaucoup de vrai dans cette réalité mise en images. Déjà, et je l'ai appris en cherchant des informations, car les acteurs sont des amateurs et qu'ils jouent leur propre rôle, ensuite parce qu'il n'y avait pas de scénario bien défini et qu'ainsi donc l'improvisation a pris sa place devant les caméras.

Peut-on reprocher cette prise de liberté, ce non-cadrage des personnages? Non je ne crois pas car dans ce dépouillement extrême j'y ai, pour ma part, trouvé une belle énergie, un vrai bol d'air plein d'authenticité.
On ne peut pas dire que l'histoire soit dans le fond d'une grande beauté car en filigrane on se rappelle sans cesse que ce petit Natan c'est quand même un enfant de la séparation, vivant entre deux mondes à l'extrême opposé. Mais les paysages laissent sans voix car la nature est épargnée des ravages humains. Les seuls hommes qui vivent dans ce petit coin de paradis se contentent de leur pêche du jour, de leur bateau et de leur construction de fortune.
Voir les choses du point de vue d'un enfant est quelque part libératoire car il s'émerveille de peu de choses : du héron Blanquita qui leur rend visite chaque joue, de la taille d'un poisson pêché, de la pluie qui vient troubler les habitudes de pêche.

Voilà un film qui m'a fait grand bien par un temps de si grand froid car là-bas les gens sont torse nu et marchent dans le sable fin. Rien que pour ça je crois que je troquerais bien mon appartement contre une petite cabane sur pilotis afin d'assister à des couchers de soleil uniques, à une flore luxuriante, bref un vrai coin de paradis !
Banco Chinchorro, où a été tourné le film, est la barrière de corail la plus grande du pays. Elle est classée depuis 1996 par l'UNESCO comme Réserve Naturelle de la Biosphère.
Autant vous dire qu'on assiste ébahi à de grandes scènes où la nature reprend ses droits. Même si la trame peut être  considérée comme redondante, moi j'aurais bien pris le soleil un peu plus longtemps !

Alamar - Pedro Gonzalez-Rubio
Film mexicain sorti le 1er décembre 2010

Posté par Mélopée à 17:59 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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02 décembre 2010

Black Butler (tome 1) de Yana Toboso

Il m'intriguait ce manga, je ne vous le cache pas. Disons que j'étais tout à fait sceptique devant les couvertures mais que j'ai voulu en avoir le cœur net en y fourrant mon nez. Et c'est finalement une bonne pioche !

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Sebastian est un machiavélique (comment le mot est déjà sorti?) majordome au service de Ciel Phantomhive, jeune comte de 12 ans. Homme à tout faire gérant de main de maître tous les tracas du quotidien, il est la tête pensante de toute la maisonnée. Car toute une galerie de personnages défile dans le manoir : May Linn la femme de chambre, Finnlan le jardinier, Bardroy le jardinier et on ne peut pas dire qu'ils sachent gérer l'imprévu ou même mener leurs tâches à bien.
Heureusement que notre cher majordome est là pour pallier aux failles des uns et des autres, c'est un employé modèle. Voilà pour le cadre du manga et pourtant... tout parait rose or la noirceur n'est jamais loin. Déjà la couverture et les dessins sont à forte tendance gothique avec des coupes de cheveux très stylisées, des visages quasi efféminés... on sent la touche féminine derrière tout ça.
Et c'est justement les ressorts sombres qu'on peut deviner au fil du manga qui nous intriguent. On nage en plein mystère avec ce majordome trop "parfait" ne peut que dissimuler certains vices. Quels sont-ils? Qu'a-t-il à gagner de la tenue de la maison entière?

Heureusement que mon copain a acheté ce manga car je serais certainement passée à côté de cette belle découverte. Au départ je m'étais dit que ça ne serait pas pour moi : trop "girly", trop esthétiquement pour la gente féminine et finalement on m'a détrompé ou du moins derrière tout ça l'intérêt peut bel et bien se réveiller.
C'est évidemment Sebastian qui fascine car il dégage une certaine aura : quelque part charmant, quelque part imprévisible et inaccessible.
Voilà un premier tome qui éveille sensiblement la curiosité. Je suis d'ores et déjà en train de poursuivre ma lancée grâce au prêt gracieux des quatre autres volumes déjà parus. Et qu'il me tarde de regarder l'animé ! Car les sombres histoires pleines de mystère et d'élégance, ça a de quoi en attirer plus d'un.
Merci à mon mien de m'avoir initié à ça ! Je recommande à mon tour chaudement !

Un avis un peu mitigé du côté de Matilda et un autre nettement plus enthousiaste chez Axl.

Black Butler (tome 1) - Yana Toboso (Kana, 2010, 184 p.)

Posté par Mélopée à 18:31 - BD, mangas - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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