22 juin 2011
Marie-Blanche de Jim Fergus
C'est avec empressement que je vous écris cette critique de mon premier Fergus (qui ne sera sans doute pas le dernier). J'avais découvert cet écrivain lors de son passage à la Grande librairie et avais été intriguée par son roman qui contient une part de réel puisqu'il est inspiré de la vie de l'auteur.

Jim Fergus vient rendre visite à sa grand-mère, Renée, isolée dans une famille d'accueil à 96 ans passés. Il cherche la clé qui lui permettra de comprendre pourquoi tant d'indifférence et de mépris l'habitent depuis toujours. Elle est l'une des dernières pièces de la famille et constitue une part non négligeable du passé d'autant plus qu'elle a vécu des expériences marquantes qui l'ont conduites elle-même au rejet et à l'exclusion. Le récit suit en parallèle Renée et sa fille (la mère de Jim Fergus), Marie-Blanche qui, sur environ cent ans, ont traversé l'Oise, l'Egypte et les États-Unis. Ce n'est pas un récit de voyages, c'est bien plutôt un récit initiatique où la psychologie féminine domine. On s'intéresse au parcours de Renée, personnage irascible et antipathique, pour comprendre comment elle a pu devenir aussi hautaine et détachée des autres. Car Marie-Blanche est loin d'être une priorité pour sa mère. Celle-ci a toujours affirmé n'être pas faite pour concevoir et élever des enfants. Certes, son expérience de mère est un échec sans appel mais des enfants elle en a tout de même eu deux : Marie-Blanche, l'aînée, et Toto, le petit frère. Ces deux-là ont dû lutter pour exister et se faire une place à côté d'elle.
Renée est une énigme, de sa conception jusqu'à son état vieillissant : souhaitant évincer sa propre mère, elle met tout en œuvre pour séduire son oncle - qui est accessoirement l'amant de celle-ci - et c'est sans vergogne qu'elle entame une vie de débauche, se servant des uns et des autres pour être toujours sur le devant de la scène. Quant à Marie-Blanche, son témoignage est poignant puisqu'elle accumule les déboires et marche sur les pas de sa mère : accumulant les conquêtes, instable et malheureuse, elle trouve une échappatoire dans l'alcool.
J'ai été touchée par cette magnifique fresque familiale trouvant toutes ses fondations sur les deux piliers que sont Renée et Marie-Blanche, deux femmes que tout oppose mais au destin inévitablement lié. On s'agace du personnage de Renée qui est terrible de froideur et pervers tout au long de sa vie. Sa domination et son rayonnement s'accroissent au fil des années. Plus elle gagne en maturité, plus elle s'étale dans la vie des autres et s'impose dans leur existence. Quant à Marie-Blanche, qui donne son nom au roman, elle semble vivre dans l'ombre de sa mère et n'a pas toute la considération qu'elle mérite. Sensible et à fleur de peau, elle touche le cœur du lecteur de par sa simplicité et sa bonté. On se dit qu'il est injuste que la "marâtre" vive bien et qu'au contraire sa fille accumule les galères.
C'est un roman fort et puissant qui nous fait plonger dans tous les travers humains : l'égoïsme, la lâcheté, la tromperie mais aussi dans les bonheurs simples d'une vie : le voyage, le flirt, la convivialité d'être en famille.
J'ai eu toutefois beaucoup de mal à lire les passages concernant Renée et son oncle car tous deux vivent une histoire interdite. Tous deux sont pervers et imbus d'eux-mêmes et on souhaiterait qu'ils soient isolés tous les deux avec, derrière eux, une tribu d'enfants dégénérés. Non, sans conteste, ces passages où on les côtoie dans une intimité malsaine m'ont quelque peu dégoûté.
Mais plus généralement, cette saga familiale est extrêmement bien écrite, bien construite (avec ces alternances dans le temps qui dynamisent la narration) et pleine de finesse. Les femmes, maitresses de la narration, sont des personnages manichéens pleins d'ambivalence tant dans leur confrontation que dans leur rapport au monde. On est embarqué par le conflit de générations, par les non-dits et par la plume d'un très très bon écrivain. Il ne faut surtout pas passer à côté de ce roman qui nous tient en haleine de bout en bout !
Un grand merci à News Book et au Cherche-Midi pour ce partenariat 100% heureux
!
Un autre avis très positif vous attend chez Noursette ici. Et, parce que les opinions se nourrissent des contrastes, un avis déçu chez Moustafette.
Marie-Blanche - Jim Fergus (Le Cherche-Midi, 2011, 605 p.)
09 juin 2011
Dans un livre, j'ai lu que... d'Eugène
répliques et autres réflexions sur le livre, la culture.... Il rend hommage aux livres en y prenant toute sa matière première.L'auteur est en effet allé chercher dans ses lectures des petites phrases bien senties qui peuvent amener à réfléchir, s'étonner, rire ou même à aller se renseigner plus en amont.
Le seul reproche que j’attribuerais à ce concept (par ailleurs extrêmement alléchant) est de ne pas donner les sources de toutes ces citations. L'auteur insère ses trouvailles avec une petite phrase introductive, toujours la même, "dans un livre, j'ai lu que...". Dans notre curiosité aiguisée de lecteur pris à témoin, on souhaiterait effectivement connaître lesdits livres cités.
Un exemple, peut-être?
Dans un livre, j'ai lu que les écrivains ont rarement l'audace et le culot littéraire d'un Graham Greene. A son éditeur américain lui suggérant de modifier le titre de son roman Voyages avec ma tante, Greene répondit par un télégramme laconique : "Plus facile changer éditeur que changer titre. Stop".
Voilà un parfait exemple mais tout le reste de ce florilège est à la hauteur avec des références à l’Histoire, à la littérature, au langage. A ce stade-ci, ce n'est plus de la lecture, c'est plutôt de la gourmandise.
Piochez-y, vous ne serez pas déçu ! Peut-être serez-vous comme moi, à bassiner tous vos proches à chaque page...
Et comme l'auteur n'est jamais à court d'idées, il lance un grand concours pour la constitution du deuxième tome. Il sollicite les lecteurs qui, par leurs lectures et trouvailles personnelles, pourraient bien alimenter le second volet. Alors à vos plumes de baroudeurs littéraires !
Je vous invite à aller voir toutes les modalités et à proposer vos propres anecdotes en cliquant ici !
Dans un livre, j'ai lu que... - Eugène (Autrement, 2011, 136 p.)
07 juin 2011
La septième vague de Daniel Glattauer
Ayant été complètement charmée par le principe d'échange de mails de Leo et Emmi, découvert dans Quand souffle le vent du nord, je ne pouvais qu'être enchantée qu'une suite m'attende. Car Leo et Emmi, sont des personnages avec lesquels on évolue en toute intimité presque en tant que canal commun. Le fait même qu'ils nous introduisent dans leurs messages, nous rend voyeurs de leur bonheur.
Attention ça va spoiler !
Ce second tome commence sur un sentiment d'amertume car Emmi n'a toujours pas digéré sa rancoeur suite au départ précipité de Leo à Boston. Là-bas, il y rencontre Pamela avec qui il entame une histoire. De son côté, Emmi entérine la hache de guerre avec son mari Bernhard, pour le bien-être de ses enfants et pour enfin trouver la paix.
Mais le dialogue reprend malgré tout entre les deux qui n'arrivent pas à se quitter. C'est que leur lien virtuel est fort et qu'en deux ans et quelques, ils ont noué une relation basée sur le dialogue et la confiance. On a bien l'impression que leur relation platonique prévaut à leur "vraie" vie. Déjà, les deux se placent au centre, quant aux autres ils gravitent et donnent une échappatoire à leur propre histoire.
Mais on sent une Emmi amère, à l'humour grinçant et qui peut être parfois rancunière. On sent qu'elle n'a pas pardonné à son correspondant épistolaire qui l'a planté aussi bien en face à face que derrière son sempiternel écran. Quant à Leo, il ne sait pas ce qu'il veut. Entrant dans le jeu de l'indécision, des volte-face, du silence, il se fait désirer. Déjà qu'Emmi est particulièrement exaspérante dans son rôle de titilleuse professionnelle, ledit Leo lui rend la réplique à merveille. Ces deux-là sont faits pour s'entendre c'est sûr !
En somme, j'ai découvert dans La septième vague des personnages particulièrement horripilants (ce qui m'avait peut-être distrait au tout départ). On a sans cesse l'impression qu'ils trompent leur monde (Bernhard et Pamela en particulier) et se testent en même temps eux-mêmes. Mais est-ce donc cela le jeu de l'amour?!
Mon impression est ainsi nuancée : d'une part j'ai retrouvé la forme tant aimée (quel bonheur que ces petits mails éparpillés de ci de là au gré de la journée !), d'autre part je me suis heurtée à des personnages de plus en plus infantilisés par leur jeu virtuel.
On voudrait que les cœurs s'emballent et c'est en cela que Quand souffle le vent du nord aurait suffi. Or, ce deuxième volume semble stagner dans un réel brouillard. Y a-t-il une réelle évolution des sentiments? Est-ce que le temps écoulé a permis d'entretenir la passion ou, du moins, le lien amical?
J'en doute car la frustration est grande et il me semble peu vraisemblable de tenir deux ans en vivant à proximité (ou du moins au départ) sans se voir. A l'heure où les gens se fixent des rendez-vous pour le soir même, cette relation perd en crédibilité.
Malgré tout j'ai lu ce second volet en deux jours car oui c'est expéditif et c'est un appel au rêve, à la magie de l'instant. On se plairait pourtant à croire en tout cela et à se dire qu'Emmi et Leo font bien de prendre leur temps, ils n'ont que ça devant eux.
Un bon moment mais cette suite était-elle vraiment indispensable?
La question reste en suspens !
Merci à Stephie d'avoir fait voyager ce livre !
La septième vague - Daniel Glattauer (Bernard Grasset, 2011, 348 p.)
05 juin 2011
Sukkwan Island de David Vann, lu par Thierry Janssen
Je souhaitais faire l'expérience du livre-audio et pourquoi ne pas conjuguer cette découverte avec un livre que je désirais lire depuis un moment? J'ai donc lu des oreilles, le déroutant Sukkwan Island de David Vann, raconté par Thierry Janssen.
Un père, Jim, décide d'emmener son fils, Troy, sur une île sauvage de l'Alaska afin de se rapprocher de lui. C'est dans une cabane isolée que ces deux protagonistes se retrouvent en huis-clos, confrontés l'un à l'autre en permanence. Troy craint son père avec qui il a très peu vécu et qui n'a jamais su le comprendre jusque-là. Quant au père, il semble enfermé dans ses idées de vivre indépendamment des autres. Il veut prouver à son fils que peu importe la modernité, le contact des autres, vivre en famille vaut bien plus que tout le reste.
Certes le projet parait louable car en se rapprochant de la nature, de leurs racines, les deux hommes pensent y trouver leur salut. Or l'enjeu est de taille et le père ne semble pas à la hauteur d'évoluer dans un milieu hostile où il fait froid et humide. Troy se renferme et juge ce père qui "pleure tous les soirs".
Qui est l'adulte entre les deux? Lequel est le plus responsable dans la vie quotidienne?
Le récit se divise en deux parties : l'autarcie de ces deux êtres puis la fuite vers un ailleurs.
J'ai aimé le ton froid adopté par le conteur -tout à fait de circonstance- , Thierry Janssen, qui colle parfaitement aux décisions implacables prises par le père. J'ai aussi apprécié d'être conviée dans cette échappée désespérée où le Grand Froid transparait dans tout le vocabulaire employé : la description du paysage désolé, de la chasse, de la lutte contre les conditions climatiques.
L'expérience d'écouter "passivement" ce livre a aussi joué sur le fait que j'ai pu m'imprégner de l'ambiance : plonger dans un huis-clos étroitement lié à l'"enfermement" dû à la nature.
Certes, le livre n'est pas des plus gais, mais l'intérêt n'est pas dans le dénouement, pour moi il a résidé dans le fait d'être téléportée dans la tension d'un rapport humain extrêmement conflictuel. Le parallèle avec la nature en est une des composantes indéniables !
Merci à Thierry Janssen pour cette belle performance de conteur !
Sukkwan Island - David Vann, lu par Thierry Janssen (Audiolib, 2010, 5h30 d'écoute)
03 juin 2011
Les trois lumières de Claire Keegan
Oyé oyé jeunes gens ! Si je m'empresse de vous déposer la critique de ce livre c'est que je l'ai dévoré et, par la même occasion, adoré ! En cent pages, on se plonge dans cet espèce de conte et le grand "inconvénient" c'est qu'on ne peut pas le reposer avant de l'avoir fini. C'est donc à 1h du mat' que j'ai achevé ma lecture, fatiguée mais heureuse d'avoir passé un si bon moment !
L'histoire débute sur le trip entrepris par un père qui emmène sa fille dans u
ne ferme du Wexford, au fin fond de l'Irlande rurale. Ce n'est pas un voyage initiatique (quoique !) puisque la fillette doit rester quelques temps chez des gens qu'elle ne connait pas. Sa mère est enceinte et on comprend donc que c'est un peu de répit que cette bouche de moins à nourrir. Voilà donc la fillette fraichement débarquée chez de parfaits inconnus qui l'intègrent immédiatement à leur quotidien entre les travaux que nécessite la ferme et les loisirs annexes (cartes, shopping).
Ce couple, un brin taciturne, les Kinsella l'apprivoisent peu à peu (et réciproquement). Comment se fait-il qu'une si petite fille soit confiée à des gens habitant si loin de chez elle? Est-ce un présage que l'oubli de son père de lui déposer son bagage?
La fillette change, grandit et devient moins peureuse. C'est une fine observatrice qui se nourrit de son environnement : de la nature, de ces gens bienveillants qui l'accueillent sans sourciller. On se plairait à la voir adoptée par cette nouvelle famille qui pourtant n'a rien demandé à personne.
Certains détails sont pourtant troublants : les vêtements dont elle se trouve affublée, la manière qu'on a de lui proposer des sorties incongrues et non forcément adaptées à son âge. Y a-t-il des secrets dans cette maisonnée si chaleureuse?
Elle m'emmène dans la maison. Il y a un moment très sombre dans le couloir ; alors que j'hésite, elle hésite avec moi. Puis nous passons dans la chaleur de la cuisine où il faut que je m'assoie, que je me mette à l'aise. Sous l'odeur de pâtisserie, un désinfectant, un produit javellisé pointe. Elle retire du four une tarte à la rhubarbe qu'elle pose sur le plan de travail pour la laisser tiédir : du sirop bouillonnant prêt à déborder, de fines feuilles de pâte sculptées dans la croûte. Un courant frais souffle par la porte mais ici tout est chaud, tranquille et propre. De grandes marguerites sont immobiles comme le grand verre d'eau dans lequel elles se dressent. Il n'y a trace d'enfant nulle part. (p. 14)
Quelle merveille que ce petit livre ! Le mot qui me revenait sans cesse ce matin en essayant de le qualifier c'est "mignon". Car oui, le texte est adorable, il coule avec une douceur exquise et on se plairait presque à se le faire lire pour bien l'intégrer. J'hésite d'ailleurs à le relire en langue originale.
J'ai aimé ce personnage de petite fille bringuebalée d'une maison à l'autre, sans autre choix que d'accepter et de se forger son propre caractère. On voit les adultes comme elle pourrait les voir : énigmatiques, encombrés par leurs zones d'ombre et c'est quelque part un soulagement que d'évoluer avec cette fillette candide et pleine de rêves.
J'ai aimé la prose très poétique et cette façon de raconter une histoire comme une tranche de vie. Cela a beau être cent pages, elles sont tout à la fois : denses et prometteuses, aérées et trop vite achevées.
Le prochain livre a intérêt à être à la hauteur car cette escale irlandaise a tout d'un joli coup de cœur !
Et je ne suis pas la seule à être élogieuse puisqu'il semblerait que la Toile s'emballe pour ce petit roman. La preuve chez Clara, Jérôme, Leiloona et bien d'autres !
Les trois lumières - Claire Keegan (Sabine Wespieser éditeur, 2011, 100 p.)
02 juin 2011
Cette main qui a pris la mienne de Maggie O'Farrell
Me revoilà après la première batterie de concours. Le goût de lire est plus que présent et ce n'est pas les tentations qui manquent... Voici pour commencer une nouveauté venue d'Irlande qui fera sans doute un bien long chemin.
Cela faisait longtemps que je souhaitais découvrir l'oeuvre de Maggie O'Farrell. Dans ma bibliothèque il y a notamment L'étrange disparition d'Esme Lennox, qui attend patiemment que je le lise. Mais c'est du dernier-né que je me suis emparée, le très joliment nommé Cette main qui a pris la mienne.
Autant que je vous dise que l'écriture de Maggie O'Farrell a su me happer dès les premières pages. (Laissez-moi vous dire qu'elles défilent sans que l'on s'en rende trop compte !) Elle sait instiller une aura de mystère derrière une intrigue somme toute quasi banale.
Lexie et Elina sont deux femmes qui, a quarante ans de différence, nous livrent leur histoire personnelle. Qu'est-ce qui les lient? Pourquoi Lexie, jeune femme indépendante et éprise de liberté se trouve-t-elle logée à la même enseigne qu'Elina et son compagnon Ted? Il faudra attendre plus de la moitié du roman pour trouver des pistes à cette énigme.
Lexie est une jeune femme rebelle qui, à la fin des années 50 n'a qu'une idée en tête : quitter son Devon natal pour gagner Londres et toutes ses paillettes. Il suffit d'une rencontre, celle de l'étincelant Innes, qui l'incite à bel et bien vivre sa vie, sans rendre de comptes à personne. Ni une ni deux, voilà Lexie qui débarque, pleine d'espoir et avec sa machine à écrire sous le bras. Mais le charme londonien ne conduit pas à tout et Innes est une pièce maitresse dans cet accompagnement vers l'émancipation.
Parallèlement à l'histoire de Lexie, il y a le quotidien d'Elina et Ted qui se dessine sous nos yeux. Tout jeunes parents, ce grand chamboulement ravive de lointains traumatismes, des peurs enfouies. Elina est marquée par l'accouchement, qu'elle n'a pu vivre pleinement (il a failli lui coûter la vie). Son compagnon quant à lui semble encore plus perturbé et énigmatique. La naissance de leur enfant rend en effet Ted méconnaissable et insaisissable. Est-ce simplement un baby blues ou la plaie est-elle bien plus ancienne?
Qu'ai-je pensé de ce roman aux multiples facettes? Je l'ai déjà trouvé extrêmement bien construit car le dénouement est loin d'être prévisible. Le lien entre ces deux histoires n'apparaît qu'en explorant les tréfonds de l'âme humaine et en confrontant les expériences de chaque protagoniste. Les femmes ont la part belle avec leur sensibilité, leur force et leur pouvoir de maternité. J'aime cet enchevêtrement par pallier ou tout se densifie à chaque découverte, où chaque question trouve ensuite sa réponse dans l'histoire narrée conjointement.
Et en amont c'est la couverture qui m'a plu (subjectif mais ça joue) et le titre très poétique qui à l'heure actuelle me laisse encore quelques interrogations. Place à l'interprétation et ce n'est pas plus mal !
Je me suis donc laissée surprendre, très agréablement, et suis donc tout à fait emballée à l'idée de lire un nouvel ouvrage de Maggie O'Farrell !
J'entame donc avec ce livre une thématique rendant hommage à la féminité et à la transmission (de gènes, de courage, d'émotions) et je suis fière d'en être !
Merci à Babelio et aux éditions Belfond.
Cette main qui a pris la mienne - Maggie O'Farrell (Belfond, 2011, 418 p.)








