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Chez Mélopée
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16 juin 2010

La beauté du mal de Rebecca James

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Good morning Australia ! Voilà un ovni tout droit débarqué de là-bas qui se dévore !

Je vous avoue avoir beaucoup hésité sur la cible concernée par ce livre car sans doute que les adolescents sont en ligne de mire, il n'est néanmoins pas si léger et est digne d'un vrai thriller psychologique. Car l'auteur parvient au fil du texte à nous entrainer loin, très loin dans la tension qui restait déjà sous-jacente. Je ne suis plus si ado, il n'empêche que j'ai été très prise par le récit.
Le sujet est tapageur, il ne peut qu'interpeller : Katherine, notre narratrice, est la fille effacée et introvertie qui cherche à se faire oublier. Quant à Alice, elle est belle et populaire, délurée et fantasque elle est tout le contraire de notre héroïne. Malgré les deux mondes qui séparent ces personnages, une amitié nait et nos deux copines ne se quittent plus. Rien de plus banal, vous allez me dire que les contraires s'attirent mais dans cette histoire-là le revirement fera l'effet d'une claque. Car l'amitié n'est pas sans danger et que celles qui pactisent avec le diable n'ont qu'à bien se tenir. Vous devez bien vous douter que je ne vous dis pas tout et que pour que le mystère reste entier, il faut que je passe sous silence des éléments in-dis-pen-sa-bles qui font tout le charme du livre. (Mais vous ne saurez rien de plus, pas la peine de me supplier, faudra le lire !)

Alors par où commencer dans les remarques? J'en ai à la pelle car ce roman DOIT faire fureur ! Le style est bon, le ton est bien enlevé et les flash-backs sont utilisés à bon escient. Les ingrédients sont donc tous là pour que la magie opère d'autant plus qu'on ne peut que vouloir savoir où cette amitié va les mener.
Bon par contre je vous interdis formellement de lire la quatrième de couverture qui honteusement nous dévoile le gros nœud de l'histoire. Pourtant l'auteur avait pris soin de nous tenir en haleine jusqu'à au moins la moitié du roman mais l'éditeur a sans doute préféré cracher le morceau d'une des ficelles de cette fascinante intrigue.
Bon je donne mes recommandations mais uniquement pour vous ménager car moi j'aurais adoré tout découvrir au fur et à mesure du texte.
Passons à des critiques plus professionnelles ou du moins à des annonces qui peuvent peut-être mettre du poids dans la balance : "la destinée de cette jeune mère (l'auteur) [...] est déjà comparée à celle de J.K. Rowling". Oui rien que cela, une référence à Rowling ! Et loin de tout nier en bloc, je me dis que Rebecca James nous a, je dois bien l'avouer, livré un très bon page-turner. Après la comparaison est un peu forte... quoi qu'il en soit j'adorerais lire d'autres livres de cette auteur (qui pour l'instant n'en a pondu qu'un traduit en français).
Autre chose de la plus haute subjectivité : la couverture française est pas mal avec cette adolescente qui pleure et dont la larme recèle le visage d'une autre. Mais que dire en comparaison des autres éditions étrangères?

-1- Édition australienne
-2- Édition américaine

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Au final : voilà un fameux volume plein de suspens, une sorte de thriller psychologique qui ne peut que nous plaire à nous autres petits lecteurs friands d'histoires torturées.

PS : Et en prime la bande-annonce du livre en italien est ici !

La beauté du mal - Rebecca James ; traduction de Marie-France Girod (Oh Editions, 2010, 291 p.)

 

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Commentaires
N
C'est rare que je me laisse tenter par un des "blockbusters" de la saison estival mais j'avoue que cette amitié malsaine me semblait être un excellent sujet de roman.<br /> Le livre se lit très vite, l'écriture est tout à fait correcte même si ce genre de roman ne se distingue généralement pas par ses qualités stylistiques, et l'intrigue est bien construite.<br /> <br /> J'ai beaucoup aimé la première partie et notamment la justesse avec laquelle l'auteur décrit ses deux héroïnes et parvient à les mettre en opposition. Le livre a beau présenter Alice comme le diable incarné, on sent en tant que lecteur que c'est une personne qui souffre énormément et qui blesse son entourage pour mieux communiquer cette souffrance. Le personnage est passionnant et la torture psychologique qu'elle exerce sur ses deux amis aurait du être le coeur même du roman. Hors dans la seconde partie, Alice est en retrait, on se focalise sur la vie sentimentale de l'héroïne et même si Alice continue de hanter les pages du roman j'ai trouvé que la pression était beaucoup retombé. L'auteur hésite entre le thriller psychologique et le mélodrame romantique pour lecteur fleur-bleu et ça m'a déranger de voir qu'elle parvenait à gacher des personnages si consistants et si crédible en mettant en retrait le personnage qui donnait justement tout son intérêt au livre.<br /> <br /> C'était donc en ce qui me concerne une lecture agréable mais pas inoubliable. Rebbeca James reste un auteur a surveiller. Elle peut devenir une bonne femme de lettre ou une énième Marc Levy sans consistance et ça seul l'avenir nous le dira.
M
@ Séverine : Ah oui, toi aussi ! Une vraie belle histoire très bien ficelée !<br /> <br /> @ MyaRosa : Oui j'avoue que quand j'écris mes critiques à chaud ça peut être très, très subjectif voire dans une certaine excitation non dissimulable ;)
M
Ooh mais tu es encore plus enthousiaste que moi !<br /> J'ai passé un très bon moment en tout cas.
S
J'ai adoré cette lecture pleine de tristesse et de suspense
M
@ Alex : Partant pour le recevoir en LV?<br /> <br /> @ Virginie : Même question qu'à Alex ! On ne sait jamais, si ça peut vous en faciliter l'accès je serais ravie d'être l'intermédiaire :)
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