Nos étoiles contraires de John Green

C'est suite au film que j'ai emprunté le livre qui avait l'air d'avoir fait un sacré buzz déjà au moment de sa parution. Mais il a suscité des réactions contrastées : certaines (car oui le lectorat ciblé est clairement féminin) l'ont adoré, d'autres ont trouvé que l'auteur chargeait la bête en pathos. Quant à moi, je fais partie de celles qui se sont laissées couler dans cette relation de petit couple malade.
Hazel Grace et Augustus vivent à Indianapolis et ne se seraient sans doute pas rencontré s'ils n'avaient pas tous deux été malades. Fréquentant un groupe de soutien, l'une a un cancer des poumons, quant à l'autre, il a déjà été amputé d'une jambe et est en rémission. Même si leur vie est un calvaire, cette rencontre bouleverse leurs habitudes et les oriente vers une grande relation d'amitié/amour.
C'est très beau de voir évoluer leur relation, de l'attirance à la tendre complicité puis à l'appréhension d'une fin qui s'annonce prématurée et pour l'un et pour l'autre. Alors, lorsque le futur est un vrai point d'interrogation, tous les jours prennent une saveur particulière et lorsqu'ils sont en plus agrémentées d'un nouveau sentiment, cette vie-là devient plus supportable et, oserais-je le dire, carrément excitante.
[...] ça faisait des siècles, comme si on avait déjà vécu une éternité ensemble, brève mais toujours infinie. Certains infinis sont plus vastes que d'autres. (p. 244)
Alors certes les situations sont sans doute édulcorées étant donné la gravité de la maladie : comment envisager un séjour à Amsterdam alors que le corps défaille déjà lorsqu'on monte un escalier ? Mais quelque part on a envie de croire en tout ça et le couple n'en parait que plus posté sur son petit nuage. Pour ceux qui l'ont lu/vu, j'ai juste envie de dire "ok" ce à quoi j'attends un autre "ok" de soupir extasié.
Nos étoiles contraires - John Green ; trad. de Catherine Gibert (Nathan Jeunesse, 2013, 330 p.)